Historique

En 1998, après avoir été accueillis deux mois dans l’église Saint Thérèse, une centaine de « sans-papiers » -arrivés récemment en France en provenance pour la quasi-totalité d’Algérie- sont hébergés, pour certains, d’une manière très précaire par la C.G.T. dans 2 salles de la Bourse dut Travail, tandis que d’autres camperont sous des toiles de tente devant la Préfecture, soutenus par un collectif d’associations.

A partir du 15 août 2001, les syndicats déménagent. Les « sans-papiers » et le collectif font pression sur la Mairie de Nantes pour qu’un hébergement soit trouvé.

Après une rencontre Préfecture, Conseil Général et Mairie, les « demandeurs d’asile » sont relogés par la Mairie et les services de la DDASS. Reste encore une vingtaine de « sans-papiers », « sans droits » à reloger. La Mairie se tourne alors vers l’Evêché, qui l’avait interpellé auparavant sur le sort de ces personnes. Un logement scolaire désaffecté est proposé par le Diocèse et une association, composée de trois mouvements d’Eglise appartenant au « Comité Vigilance et Solidarité », est créée.

Les statuts du Logis Saint Jean sont déposés à la Préfecture fin août 2001. Une convention est signée entre le Logis Saint Jean et la Mairie prévoyant, notamment, la durée de cet hébergement limitée à une année. Au terme de celle-ci, les Pouvoirs Publics s’engagent à reloger toutes ces personnes.

Avec les encouragements de l’évêque, certains membres du Conseil d’Administration, décident alors de continuer leur action en créant un FOYER ACCUEIL DE JOUR, dans des locaux mis gracieusement à leur disposition par le Diocèse au 11 rue du Chapeau Rouge à NANTES. Il ouvre ses portes en décembre 2002.

C’est là qu’aujourd’hui, nous accueillons pendant la journée des migrants venant d’une vingtaine de pays différents : Corne de l’Afrique, Somalie, Soudan, Centrafrique, Mauritanie, Maghreb etc …

De l’humanité en attendant des papiers…..Etre là pour rien d’autre qu’être avec.